23 Août

 

Sainte Rose de Lima

Vierge (1586-1617)

 

Prière, charité et austérité : ces trois mots résument l’existence de cette tertiaire dominicaine, première sainte des Amériques.

Rose naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au baptême le nom d’Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s’écria : Désormais, tu seras ma « Rose », changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu’eut plus tard la jeune fille.

La vie de cette petite sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d’état. Une source de difficultés lui vint de concilier l’obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le ciel la favorisait. Elle s’ingénia à trouver le moyen d’obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu’à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère; mais elle sut y cacher à l’intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

À l’exemple de sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s’exerça au jeûne et put le pratiquer à degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. Plus tard, elle ne mangea qu’une soupe faite de pain et d’eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s’offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l’Église, l’État, les âmes du purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.

La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du cœur, qui est impossible sans l’humilité et l’obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l’obéissance; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s’étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d’aussi cruelles macérations; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s’y opposer, il en furent empêchés par une lumière intérieure.

Toute la personne de Rose, défigurées par la pénitence, attirait l’attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n’altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu’après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l’eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d’elle en disant : « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence! Elle revient sans doute d’un festin. C’est édifiant, vraiment, en ce saint temps! Rose en remercia Dieu.

La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l’Europe.

Rose mourut le 24 août 1617, à l’âge de trente et un ans.

 

Source : J. –M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 345

Source : www.prionseneglise.fr

 

 

Rose vient du latin « rosa » qui veut dire… rose! Rose naît en 1586 au Pérou, en Amérique du Sud. Elle aime profondément Jésus et passe beaucoup de temps à prier. Elle s’occupe aussi des Indiens pauvres, en leur cousant des habits et en vendant des fleurs pour recueillir de l’argent.

 

 

Sainte Rose de Lima

Isabel Flores de Oliva naît en 1586, dixième enfant d’une famille pauvre de Lima au Pérou. Celle qui dira qu’«à part la Croix, il n’y a pas d’autre échelle pour atteindre le Paradis » consacrera sa vie à la prière et à la mortification. À quatre ans, elle sait lire sans l’avoir jamais appris. Et que lit-elle? La vie de Catherine de Sienne, qu’elle prend dès lors pour modèle.

À vingt ans, elle revêt l’habit des Tertiaires dominicaines, et on lui donne le nom de sœur Rose de Lima. Comme il n’y a pas de couvent dans sa ville, elle se retire dans un petit ermitage au fond du jardin de ses parents. Elle y passera le reste de sa courte vie, totalement donnée à la prière et à la mortification, se contentant de pain et d’eau pour toute nourriture, et d’un lit de planches pour dormir. Elle se dévoue corps et âme au service des autochtones, des orphelins et des personnes âgées, malades ou handicapées. Rose reçoit du ciel des grâces mystiques qui éveillent les soupçons de l’Inquisition. Heureusement, aucune charge n’est finalement retenue contre elle.

Elle meurt en 1617. Les gens de la ville accourent sur sa tombe et « pillent » la terre qui la recouvre.

Rose de Lima est canonisée par le pape Clément X en 1671. Première sainte du Nouveau Monde, elle est la patronne de l’Amérique latine, des Philippines, des sœurs dominicaines ainsi que des fleuristes, des jardiniers et des couturières. Plus près de nous, au Québec, la ville de Laval a donné son nom à l’un de ses quartiers, et, en Abitibi, elle est la patronne de Sainte-Rose-de-Poularies. L’Église catholique célèbre ses vertus le 23 août.

 

Pierre Guénette

 

Tiré de Prions en Église, 23 août 2015 21ième dimanche du temps ordinaire Édition dominicale, Vol. 79, no 33, page 34.

 

Sainte Rose de Lima

Isabel Flores de Oliva dite Rose de Lima (1586 – 1617), canonisée en 1671, est la première sainte du Nouveau Monde. Elle est née en 1586 à Lima au Pérou d’une famille pauvre d’origine espagnole dont elle était la dixième enfant. Peu après l’âge de quatre ans, elle sut lire, sans l’avoir jamais appris, et se nourrira du récit de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle de vie spirituelle. Elle décide alors de consacrer sa vie à Dieu. À l’âge de vingt ans, en 10606, elle prend l’habit des tertiaires dominicaines. Mais, comme il n’y avait pas de couvent dans la ville où elle habitait, elle se réfugie dans un minuscule ermitage, tout au fond du jardin de ses parents, où elle passera le restant de ses jours dans la prière et les mortifications. Elle bénéficia aussi de grâces mystiques telles que la méfiance de l’Inquisition lui valut plusieurs examens de la part des autorités religieuses, ses profondes réponses étonnèrent alors ses détracteurs. Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés, des vieillards, des infirmes, et des malades. Rose de Lima vécut une vie de pénitence et de macérations qui, sans une profonde vie mystique, aurait été insupportable. À l’exemple de Catherine de Sienne, dès son enfance elle s’exerça au jeûne, refusant la viande et les fruits. Plus tard, elle ne se nourrit que de pain et d’eau. À sa mort en 1617 à l’âge de 31 ans, le peuple de Lima se précipita sur sa tombe pour y recueillir un peu de la terre qui la recouvrait. Elle fut canonisée par le Pape Clément X le 12 avril 1671.