27 Avril

Sainte Zita

Servante à Lucques

(+ 1278)

 

Une petite vendeuse de légumes qui s’en allait au marché de Lucques pour ses parents. À 12 ans, elle fut placée dans une famille comme servante, et ne la quitta plus. Pour ne pas déranger son service, elle se levait plus tôt afin d’aller entendre la sainte messe, jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, supportait avec patience et sourire les jalousies des autres domestiques qui parfois même la dénonçaient avec calomnie. Sa sainteté fut reconnue après sa mort tant étaient grandes les faveurs que le petit peuple obtenait en lui demandant son intercession.

 

Sources : www. viechretienne.catholique.org/saints/

Sainte Zita

 

Sainte Zita, ou sainte Zite, née près de Lucques, en Toscane, vers 1212, Zita fut élevée par sa mère, une femme vertueuse et très modeste. Zita, était douce, modeste et docile à la volonté de Dieu. À l’âge de douze ans, elle fut placée comme servante chez une famille de la ville, la famille Fatinelli.

Toute sa vie servante dans cette famille, elle y mena une vie édifiante par ses jeûnes, ses prières et sa bonté. Pendant longtemps, elle fut injustement dénigrée, surchargée, humiliée et parfois battue par ses maîtres ou les autres domestiques pour sa trop grande bonté. Mais ces brimades n’entamèrent jamais sa paix intérieure, l’amour porté à ses contempteurs ni le respect témoigné à ses employeurs. Par son attitude humble et réservée, Zita finit par surmonter la méchanceté de ses maîtres et des autres domestiques au point qu’on lui confia toutes les affaires de la maison. Sa foi et sa piété sans faille amenèrent même la famille à un éveil religieux. Zita s’éteignit paisiblement chez les Fatinelli le 27 avril 1272. On raconte qu’une étoile est apparue au-dessus de son lit lorsqu’elle expira. Elle avait 60 ans et avait servi la famille pendant 48 ans.

Il s’opéra sur sa tombe de nombreux miracles dont 150 ont fait l’objet d’un examen critique et de procès-verbaux. Exhumé, on a retrouvé son corps intact en 1580. Zita est une sainte catholique patronne des gens de maison, domestiques et servants. Elle est aussi invoquée pour retrouver les clés perdues. Elle est fêtée le 27 avril.

 

 

27 Avril

Bienheureux Nicolas Roland

Chanoine

 

 

Chanoine théologal, il fonda la Congrégation du Saint-Enfant-Jésus de Reims, vouée à l’éducation des orphelins et des enfants pauvres. Il fut le directeur spirituel de saint Jean-Baptiste de La Salle. Béatifié en 1994.

 

 

 

27 Avril

 

Saint Anastase, pape

(+ 401)

Il fut un homme de conciliation. Il s’est appliqué à réintégrer dans l’Église les chrétiens qui, lors de persécutions, avaient, par faiblesse, renié leur foi. Quelques lettres de lui qui nous sont parvenues témoignent de sa miséricorde.

 

 

27 Avril

 

Siméon, frère du Seigneur

 

Le Nouveau Testament connaît pas moins de douze Siméon (ou Simon), les plus connus étant les deux apôtres Simon Pierre et Simon le Zélote, le vieillard Syméon ainsi que Simon de Cyrène, et enfin l’un des quatre « frères » de Jésus mentionnés par Marc (6,3) et par Matthieu (13, 55). C’est de ce Siméon, frère de Jésus, que l’Église maronite, dont la majorité des membres est d’origine libanaise, fait mémoire aujourd’hui.

Qui donc est ce Siméon, frère du Seigneur? La question des « frères » de Jésus — faut-il prendre le mot au sens propre ou au sens plus large de « cousins »? — demeure ouverte et a été l’objet de réponses diverses dans la chrétienté. Rappelons simplement que Marc et Matthieu ne voient aucun problème à mentionner les quatre « frères » de Jésus, dont Siméon, pour souligner à la fois le réalisme et le paradoxe de l’Incarnation.

Alors que Jésus est déjà connu et reconnu ailleurs, voilà que ses propres concitoyens prennent prétexte de ses origines modestes et s’enferment dans un certain aveuglement au sujet des œuvres et des paroles, pourtant exceptionnelles, de Jésus. Nazareth demeure un village qui compte pour bien peu aux yeux des gens de Jérusalem : les autorités juives voient mal qu’un grand prophète puisse venir d’un patelin aussi modeste. D’autres scènes des évangiles nous rappelleront que même la parenté de Jésus ne comprendra pas toujours ses choix et gestes (Marc 3, 31-35). Ce sont les proches de Jésus qui ont dû s’adapter à lui et non l’inverse. Leur vraie grandeur, comme la nôtre d’ailleurs, doit être mesurée non pas selon la proximité du lien familial mais selon l’adhésion à la personne, aux gestes et au message de Jésus.

 

Jean-Pierre Prévost

 

Tiré de Prions en Église, 27 avril 2014, 2ième dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde Divine, Édition Dominicale, vol 78, no 16, page 34