19 octobre

Saint Paul de la Croix

Fondateur des Passionnistes

(1694-1775)

 

L’on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère.

À 22 ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d’apostolat; ils se moquèrent d’abord de ses discours, puis réformèrent leurs mœurs, et dix d’entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier : il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu’on lui offrait. À la mort d’un oncle, il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne.

Il comprit qu’il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s’agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut.

L’évêque d’Alexandrie lui confia quelque temps l’office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.

Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s’adjoindre des compagnons de prière et d’étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes œuvres, un début difficile; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas.

En 1737, l’église et le couvent d’Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois vœux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l’accomplirent avec tant de zèle qu’ils ramenèrent dans la foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les cœurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence.

Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu’à brûler les vêtements qui touchaient son cœur; et lorsqu’il montait au saint autel, des transports extatiques l’élevaient parois même de terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.

 

 

Saint Paul de la Croix

Paul Danei (1694-1775) est né au nord de Gênes, dans une région faisant alors partie du duché de Savoie (aujourd’hui en Italie). Sa mère, épouse de commerçant, mettra au monde 16 enfants; six seulement survivront à l’enfance, dont Jean-Baptiste (1695-1765), compagnon de Paul dans la vie religieuse. Les premiers professeurs de Paul sont des Carmes; plus tard, il sera dirigé par des Capucins. Il conservera des premiers un grand attrait pour la prière contemplative; des seconds, une volonté de vivre simplement. En 1720, il devient ermite; dès l’année suivante, des compagnons se joignent à lui, dont son frère. Le pape encourage leur projet communautaire dès 1725; en 1741, leur règle de vie est approuvée. Parce que Paul est fasciné par la passion du Christ, la communauté finit par adopter le nom de Congrégation de la Passion, ou Passionistes; il choisit quant à lui de s’appeler Paul de la Croix.

Comme ses contemporains saint Alphonse de Liguori, à l’origine des Rédemptoristes, et saint Léonard de Port-Maurice, franciscain apôtre du chemin de la croix, Paul ne tombe pas dans le dolorisme ou l’exaltation de la souffrance. Il trouve dans la méditation sur la passion du Christ une source de joie et d’inspiration pour la vie chrétienne. Comme leur fondateur, les Passionistes d’aujourd’hui continuent de prêcher le mystère pascal. Ils sont aujourd’hui présents dans plus de 50 pays. À Toronto, où ils se sont installés en 1933, ils sont responsables de la paroisse Saint-Gabriel.

Saint Paul de la Croix est décédé à Rome le 18 octobre, fête de saint Luc, évangélise; c’est pourquoi sa mémoire liturgique est célébrée le lendemain, 19 octobre, dans le calendrier catholique.

 

Claude Auger

 

Tiré de : Prions en Église, 19 octobre 2014, 29ième dimanche du Temps ordinaire, Édition dominicale, Vol. 78, no 41, page 34.

 

 

19 octobre

Sainte Laure

 

Ce prénom vient d’un mot latin qui désigne le laurier. Laure vivait à Cordoue dans le sud de l’Espagne il y a 11 siècles. Les Arabes, qui occupaient la région, voulurent la convertir de force à l’islam. Elle mourut martyre pour rester fidèle au Christ.

 

 

19 octobre

Saint Jean de Brébeuf

 

 

Saint Jean de Brébeuf, né à Condé-sur-Vire (France) le 25 mars 1593 et mort martyrisé par les Iroquois près de la baie Géorgienne le 16 mars 1649, est un prêtre jésuite français, missionnaire en Nouvelle-France (aujourd’hui Canada).

Jean de Brébeuf est entré chez les Jésuites en 1617. Ses ennuis de santé à l’âge de 28 ans l’ont empêché d’acquérir une connaissance théologique étendue. Il est arrivé le 19 juin 1625 en Nouvelle-France où il est resté malgré la menace du capitaine de vaisseau huguenot de le ramener en France.