13 Avril

Saint Martin 1er

Pape et Martyr

(+655)

 

 

Saint Martin, natif de la Toscane, se rendit célèbre dans le clergé de Rome pour son savoir et sa sainteté. À son élection au souverain pontificat, Rome retentit d’allégresse; le clergé, le sénat et le peuple en témoignèrent une satisfaction extraordinaire, et l’empereur approuva cet heureux choix. Martin ne trompa point l’espoir de l’Église : la piété envers Dieu et la charité envers les pauvres furent ses deux règles de conduite. On était sûr de le trouver en prière, ou occupé des malheureux, ou absorbé par les soins multiples de sa charge. Son plus grand soin fut de maintenir dans l’église l’héritage précieux de la vraie foi.

Le grand Pape se vit un moment dans la situation la plus critique, et accablé sous le nombre des ennemis spirituels et temporels du Saint Siège. Contre l’hérésie du monothéisme, qui relevait la tête, il assemble, dans l’église de Latran, un concile de 500 évêques, où les principaux chefs des hérétiques sont condamnés.

Poussé par les sectaire, l’empereur Constantin II, sous prétexte d’une trahison à laquelle Martin aurait pris part, fait saisir le Pape et le met en jugement. On le traite comme un misérable, et on amène devant lui 20 accusateurs pour l’accabler de faits imaginaires. Martin, voyant qu’on va les faire jurer sur le livre des Évangiles : « Au nom de Dieu », s’écrie-t-il, dispensez-les d’un serment sacrilège; qu’ils disent ce qu’ils voudront. Et vous, magistrats, faites votre œuvre. Et sans se donner la peine de répondre à toutes les accusations formulées contre lui, il se contente de dire : « Je suis accusé pour avoir défendu la foi; je vous attends au jour du jugement! »

Un soldat vient dépouiller Martin de ses ornements pontificaux; réduit à un dénuement complet, chargé de fers, le pape est traîné, dans cet état, à travers les rues de la ville de Constantinople, où il avait été amené. Après plusieurs jours de prison, ayant dit adieu aux membres du clergé qui l’avaient suivi, le martyr part pour l’exil. La Chersonèse, où il fut relégué, était désolée par la famine; il eut à y endurer pendant deux ans des souffrances et des privations pires que la mort; mais il supporta tout avec une résignation parfaite.

 

Sources : www. viechretienne.catholique.org/saints/

 

13 Avril

Bienheureuse Ida

 

 

Mère de Godefroy de Bouillon, elle dota généreusement les abbayes de son temps.

 

Source : www.prionseneglise.fr

 

 

Sainte Ida

 

La bienheureuse Ide ou Ida de Boulogne, née vers 1040 en Ardennes et décédée en 1113, est une descendante de Charlemagne. Elle est la fille de Godefroi II le Barbu, duc de Basse-Lotharingie, et de Doda. Elle est également la nièce du pape Étienne IX. Sa piété et son humilité la firent béatifier. Liturgiquement elle est commémorée le 13 avril.

Éduquée à l’abbaye de Munsterbilzen elle épouse à 17 ans, vers 1056, Eustache II, comte de Boulogne. De ce couple a donné aux bonnes œuvres sont nés trois enfants. D’une grande piété, elle se place sous la direction spirituelle de Anselme, abbé bénédictin de Notre-Dame du Bec. Priant fréquemment pour le succès de la croisade de son fils Godefroid elle en recevait des reliques de Terre sainte qu’elle distribuait aux différents monastères sous sa protection.

La mort du comte Eustache, en 1087, lui laisse de grands domaines et propriétés à gérer. Elle utilise cette fortune pour venir en aide aux pauvres et construire ou restaurer monastères et églises, particulièrement celui où elle étudia, à Munsterbilzen, Notre-Dame de Boulogne et l’Abbaye de Saint-Wulmer à Samer. Plusieurs abbayes sont fondées en Picardie, dont l’abbaye de Saint-Vaast où elle est inhumée après sa mort.

Après de nombreuses translations son corps repose finalement au couvent des bénédictines de Bayeux.

 

13 Avril

Marguerite de Castello,

la charité d’une exclue

(1287-1320)

Marguerite a eu une vie difficile. Elle était lourdement handicapée : aveugle, bossue, boiteuse et très petite. Elle est née à Metola, près de Florence en Italie, d’une famille aisée. Ses parents ont eu honte de cette fille. Ils l’ont cachée et durement isolée pendant des années, puis l’ont abandonnée à Castello, en Ombrie, près de Pérouse. Elle a connu la mendicité, mais des familles pauvres l’ont accueillie. Elle a fait un essai de vie religieuse dans un monastère mais elle en fut chassée. Finalement, elle a trouvé sa famille humaine et spirituelle dans l’Ordre des Prêcheurs : elle s’est engagée dans le Tiers-Ordre dominicain.

La deuxième partie de sa vie a été consacrée à une prière fervente et à une charité rayonnante. À Castello, comme laïque dominicaine, elle s’est occupée des pauvres, des malades, des mourants, des prisonniers, tous ceux qui étaient rejetés et abandonnés.

Sa propre expérience l’avait préparée à comprendre de l’intérieur leurs souffrances et leurs besoins. Et on lui confiait les enfants pour qu’elle les garde et les enseigne.

Malgré sa condition, Marguerite était une femme joyeuse qui ne s’apitoyait pas sur elle-même. Elle a connu le rejet et l’abandon, mais aussi, à chaque étape de sa vie, quelques personnes l’ont appuyée et ont reconnu sa valeur. Sa résilience et son courage en font une figure inspirante pour quiconque fait face au mépris et à l’exclusion. Elle est devenue source de vie pour tant d’autres et ce, jusqu’après sa mort. Plusieurs guérisons lui sont attribuées. Son corps et conservé intact dans l’église Saint-Dominique de Castello. Le pape Paul V l’a déclarée bienheureuse en 1609.

 

Daniel Cadrin

 

Source : Prions en Église, 13 avril 2014, Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, Édition dominicale, vol 78, no 15, page 35.

 

 

13 Avril

Saint Herménégilde

 

Herménégilde ou Hermangild, né vers 560, mort le 13 avril 585, est un prince wisigoth du 6ième siècle, fils aîné du roi Léovigilde. Martyrisé en raison de sa conversion de l’arianisme au catholicisme, il a été canonisé par l’Église (fête le 13 avril). Il est le fils de Léovigilde et de sa première épouse, Théodosia, comme son frère Récarède. À partir de 572, ils ont pour marâtre la reine Goswinthe, veuve du prédécesseur de Léovigilde, Athanagilde. Goswinthe est la mère de Brunehilde, alors reine d’Austrasie comme épouse du roi mérovingien Sigebert, connue au nord de la France sous le nom de Brunehaut. En 579, bien qu’arien, comme tous les Wisigoths, Herménégilde épouse une fille de Sigebert et de Brunehilde, la princesse Ingonthe, qui est catholique. Sous l’influence de sa femme et de Léandre de Séville, il se convertit au catholicisme; dans la principale église de Séville, il abjure publiquement et solennellement l’arianisme, manifestant ainsi son opposition à son père Léovigilde. Selon Grégoire le Grand, c’est Léandre, évêque de Séville, qui convertit Herménégilde. Captif, Herménégilde est envoyé à Valence puis à Tarragone. Pour les fêtes de Pâques 585, alors qu’Herménégilde se trouve en prison, Léogivilde lui envoie un évêque arien, afin qu’il reçoive la communion de ses mains. Le roi offre même de le libérer et de le rétablir dans son ancienne position s’il accepte cette comunion arienne. Mais il se heurte à un refus, Herménégilde disant à l’évêque qu’il est un hérétique. L’évêque arien rapporte les paroles d’Herménégilde au roi, qui ordonne son exécution. Dans le sous-sol de l’ancien palais romain d’Auguste, Herménégilde est décapité le 13 avril 585 par Sisbert, le chef des prisons tarragonaises.