25 septembre

Saint Firmin

Évêque d’Amiens et martyr (2ième siècle)

 

Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne, à la fin du 1er siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de Toulouse et disciple de saint Saturnin. Convaincus que la première éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils entre les mains de ce saint ecclésiastique, qui l’instruisit et le prit pour compagnon de ses courses apostoliques.

Prêtre à 24 ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse l’ordonna évêque, pour évangéliser les païens. L’évêque missionnaire parcourut les Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs fois la persécution, battu de verges, chargé de chaînes, jeté dans les cachots.

Amiens fut la dernière et la plus glorieuse étape de l’apôtre, qui y fixa son siège. Dès les premiers jours, le sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait aux charmes de son éloquence le témoignage invincible d’une multitude de miracles. Un jour c’est un homme borgne qui en est l’objet; le lendemain, ce sont deux lépreux; puis des aveugles, des boiteux, des sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon. Peu de temps après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent complètement déserts. Firmin eut la tête tranchée.

 

 

 

25 septembre

Saint François Jaccard

 

Prêtre des Missions étrangères, il se rendit au Vietnam à une époque où les relations entre les chrétiens et l’empereur étaient tendues. Lors d’une persécution, il fut calomnié, condamné en tant que propagateur de l’Évangile et emprisonné pendant quelques années. Il fut étranglé en 1838.

 

 

25 septembre

Saint Serge, patron de la Russie

 

Deuxième d’une famille de trois garçons, Barthélemy est né à Rostov vers 1313. Il éprouve des difficultés d’apprentissage à l’école, jusqu’au jour où il rencontre un moine qu’il invite chez ses parents. Après le repas du soir, le moine demande au jeune homme de lire des textes liturgiques. À la surprise de tous, Barthélemy lit sans hésiter ni se tromper. Dès ce moment, il mène une vie pieuse, et entre plus tard dans un monastère où il prend le nom d’un martyr des premiers siècles de l’Église, Serge.

Il désire d’abord se faire ermite. Mais bien vite des disciples le rejoignent, et ils en viennent à former un monastère consacré à la Sainte Trinité. Serge est ordonné prêtre et élu supérieur de la communauté. Il est exigeant, mais miséricordieux pour ses religieux. Au bout de quelques années, ceux-ci deviennent si nombreux qu’ils partent fonder d’autres monastères. La renommée de Serge est telle que le prince Dimitri de Moscou vient le consulter en 1380, avant d’aller combattre les envahisseurs tatars.

Serge, ayant renoncé à sa charge de supérieur pour se consacrer à la prière, meurt six mois plus tard, en 1392. Sa tombe devient rapidement un lieu de prières et de miracles, et Serge est canonisé par l’Église russe en 1452. Le monastère prend alors le nom de Trinité-Saint-Serge en l’honneur de son fondateur. Sa mémoire est rappelée le 25 septembre par les Églises catholique (officiellement depuis 1940) et anglicane, et les Églises orthodoxes célèbrent également la découverte de ses reliques le 4 juillet. Il est un des patrons de la Russie, et y demeure encore aujourd’hui un des saints les plus populaires.

 

Claude Auger

 

Tiré de Prions en Église, 25 septembre 2016, 26ième dimanche du temps ordinaire, édition dominicale, vol. 80 no 38, page 34.