21 décembre

Saint Pierre Canisius

Docteur de l’Église

(1521-1597)

Pierre Kanijs est né en Hollande en 1521, mais il passa la majeure partie de sa vie en Allemagne. Devenu membre de la Compagnie de Jésus, il servit l’Église catholique en combattant les doctrines de Luther, en enseignant, en prêchant, en composant des ouvrages.

Jeune homme, il fit le vœu de virginité. Il alla étudier à Cologne (Allemagne) et y rencontra l’un des premiers disciples d’Ignace de Loyola; le Père Le Fèvre, et entra chez les jésuites en 1543. Ordonné prêtre en 1546, il se fit vite remarquer par son édition des œuvres de saint Cyrille d’Alexandrie et de saint Léon. Pour lutter contre le Luthéranisme, il fit paraître son « catéchisme » qui sera traduit en 15 langues. Arrivé en Bohème, il fonda un collège qui deviendra une université à Prague, puis de nombreux autres collèges et séminaires à Munich, Trèves, Mayence, Fribourg. Son renom devint si grand qu’il fut chargé d’introduire les décisions du Concile de Trente en Allemagne.

À sa mort, il laissa plus de 8 000 pages de lettres adressées aux princes, empereurs, évêques et au pape, pour consoler, les diriger ou les réprimander. Il fut proclamé Docteur de l’Église.

Ce jésuite hollandais lutta contre l’extension du protestantisme dans les pays germaniques. D’où son titre de « second apôtre de l’Allemagne ». Son catéchisme connut un immense succès. Docteur de l’Église.

 

 

21 décembre

Jean de Cronstadt

(1829-1908)

Jean de Cronstadt a été, à son époque, une figure majeure de l’Église orthodoxe russe. Aujourd’hui encore, il en est l’un des saints les plus populaires.

Jean naquit, en 1829, à Sura dans une famille pauvre. Le jeune homme subvint aux besoins de sa famille après la mort de son père. Une vision, durant son enfance, agit sur lui comme si un voile était tombé de ses yeux. D’élève médiocre jusqu’alors, il devint bon en classe, ce qui lui permit d’entrer au séminaire. Il reçut même une bourse pour étudier à l’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg. En rêve, il se vit œuvrer à la cathédrale de Cronstadt. Il s’en ouvrit à l’archiprêtre du lieu et, après avoir épousé sa fille, Jean fut ordonné prêtre à vingt-six ans.

Il choisit de construire sa spiritualité sur la prière personnelle et la liturgie. Il rédigea son Journal spirituel, tout au long de ses cinquante-trois ans de ministère, et en permit même la publication.

Jean donna littéralement sa vie aux pauvres et aux miséreux, se consacra à l’écoute de la parole de Dieu et oeuvra pour la réconciliation de tous dans l’amour divin. Il servit avec ardeur et jusqu’au bout de ses forces la communauté qu’on lui confia. Dans son journal, il demanda à Dieu, à propos de ses fidèles : « sois pour eux, à ma place, la lumière, les yeux, les lèvres, les mains et la sagesse. Mais sois surtout l’amour dont moi pécheur, je suis si pauvre. »

Il mourut au petit matin du 20 décembre 1908 dans la cathédrale de Cronstadt. Ses funérailles furent grandioses. On parlait déjà de sa sainteté, mais la Révolution russe retarda sa canonisation jusqu’en 1964.

 

Pierre Guénette

 

Tiré de : Prions en Église, 21 décembre 2014, 4ième dimanche de l’Avent-B, Édition dominicale, vol 78, no 50, page 34.