Histoire du cimetière Saint-Vincent-de-Paul
LE CIMETIÈRE CATHOLIQUE DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL
260 ANS D'HISTOIRE!
Une
paroisse fondée
En janvier 1743, une grande distance séparait les habitants
établis au sud de l'île Jésus et l'église
Saint-François-de-Sales. Ils demandèrent donc à
Mgr Pontbriand de fonder une nouvelle paroisse. Le mois suivant
l'évêque accepta et érigea la paroisse de
Saint-Vincent-de-Paul de l'île Jésus. Les nouveaux
paroissiens achetèrent un terrain pour y bâtir une
église, un presbytère et un cimetière.
LE PREMIER CIMETIÈRE
La première église se situait là où se
trouve la vieille partie du Centre d'Accueil Fernand-Larocque, face
à l'église actuelle tandis que le premier
cimetière s'étendait à l'endroit où
s'élève aujourd'hui l'église Saint-Vincent-de-Paul.
1805 : LE
DEUXIÈME CIMETIÈRE
En 1805, le cimetière était devenu trop petit. Il fallait
donc en établir un autre. Ce deuxième cimetière
était à mi-chemin entre la rivière et
l'église.
1836 : LE TROISIÈME CIMETIÈRE
En 1836, les marguilliers ont décidé d'établir un
troisième cimetière.
La décision du 15 août 1836
Le lieu, situé au nord-est du boulevard Lévesque et de la
place Jean-Eudes Blanchard, était connu sous le nom de la
«voie de la croix». Il servait à la pratique, en
plein air, du chemin de la croix. En 1836, Mgr Lartigue supprimait
cette dévotion à l'extérieur pour l'établir
à l'intérieur de l'église et consentit d'y
établir ce troisième cimetière à la
condition que les habitants se cotisent entre eux par contributions
volontaires pour couvrir tout le terrain (...) de terres
rapportées et uniformément étendues et
foulées.
Le rite de la levée du corps
Un ancien rituel qui se pratiquait autrefois était la
levée du corps du défunt. Mais la distance que le
prêtre devait accomplir pour l'exécuter devenait une
problématique de plus en plus criante. On y fit donc bâtir
une chapelle des morts en 1845. Cet endroit, situé tout
près de l'église, permettait au prêtre de
procéder à ce rituel avant l'entrée de la
dépouille dans l'église.
LA PAROISSE ÉTABLIE
LE QUATRIÈME CIMETIÈRE
Le 2 octobre 1853, la fabrique décidait de construire
l'église actuelle et à la même assemblée,
les marguilliers votaient une résolution de
déménager le troisième cimetière sur le
côté ouest de la sacristie qui, avec les années, la
contournera pour couvrir le côté est puis prolonger la
partie ouest vers le nord.
Inhumation dans la cave de l'église
En 1857, on démolissait la première église puis on
y exhumait les corps enterrés dessous. Selon les registres
paroissiaux, cette pratique d'enterrer les corps sous l'église
avait commencé en septembre 1770 et s'arrêta en mai 1936.
1892 : enquête du Bureau d'hygiène
Ce cimetière créé artificiellement par le
transport de terre devenait à la longue une source de pollution.
Selon le rapport du bureau d'hygiène en mai 1892, on constate
que l'air est infect à cause des émanations produites par
les corps en décomposition. Pour remédier à tous
ces inconvénients, on recommanda d'ajouter de la terre sur toute
la surface du cimetière et d'y planter des arbres tout autour.
Le charnier
Le charnier se situait sur le côté sud du boulevard
Lévesque, un peu à l'est de la rue Bellevue. Au
printemps, on avait l'habitude de sortir tous les cercueils sur le
trottoir afin qu'ils soient identifiés par leurs numéros
d'ordre pour ensuite les transporter dans le cimetière. Le
Bureau d'hygiène condamnait cette pratique car elle devenait un
réel danger pour la santé publique en raison des gaz et
des liquides qui s'échappaient des cercueils. Le charnier
devrait être démoli. On en construira un autre dans
l'enceinte du futur cimetière. Ce dernier devrait être
construit dans un endroit beaucoup plus convenable.
LA PAROISSE ACTUELLE
1897 - 1898 : LE CINQUIÈME CIMETIÈRE
En 1897, la fabrique acheta le terrain du cimetière actuel et y
fit bâtir un nouveau charnier. Puis, le 30 août 1898, on
bénissait ce nouveau cimetière.
En 1935, on a amélioré le cimetière par
l'édification du calvaire.
En 1942, on agrandissait le cimetière de même qu'en 1954.
En 1957, de grands travaux commençaient dans le cimetière
: arpentage et nivellement du terrain, gazonnement et érection
d'une clôture en fer forgé.
En 1978, on y fit construire le bureau d'accueil du cimetière.
En 1984, un Jardin des cendres était établit.
L'année suivante on y installa un chemin de la croix et en 1995,
la fabrique complétait la modernisation par un premier
columbarium. Devant la demande croissante d'inhumations des cendres, le
cimetière se dota en 2003 d'un plan directeur
d'aménagement et vit se construire un nouveau site de
columbariums. Ce dernier répond à la clientèle par
ses niches à caractère respectueux favorisant un meilleur
service pour toutes les personnes.
Sous l'impulsion du curé actuel, l'abbé François
Sarrazin, le cimetière se propose d'être un lieu qui
respecte la tradition catholique, sensible aux
générations antérieures et futures, et
célébrant chaque année le souvenir de tous ses
défunts. Outre le caractère sacré de ce lieu,
reconnu par tous les peuples, notre cimetière se veut un
prolongement de notre église paroissiale, où nos
défunts reposent en attente de la résurrection. Le
cimetière paroissial est aussi un cimetière
régional. Nous offrons à la population des terrains, des
columbariums accessibles aux petits et aux grands budgets. Un service
paysager permet d'embellir et de fleurir les lieux de
sépultures.
Le cimetière demeure toujours un lieu de commémoration et
un lieu de témoignage. De nombreuses personnes continuent ces
coutumes. Un fidèle chrétien inhumé dans un
cimetière catholique continue à témoigner de sa
foi. Il le fait non seulement pour sa famille et ses amis qui viennent
se recueillir sur sa tombe en toute solidarité spirituelle (la
communion des Saints) mais aussi pour tous ceux qui viennent visiter
cette terre bénite.
En demandant, l'inhumation dans notre cimetière, le
fidèle défunt témoigne auprès de ses
proches la foi qu'il a reçue en la mort et la
résurrection de son Sauveur.
| |
|