L’Église invite les parents à se préparer au baptême des tout-petits. Elle désire dorénavant que les parents soient préparés à assurer l’éducation chrétienne de leurs enfants. Pour répondre à ce désir, une équipe de pastorale du baptême a été formée, ayant pour but d’aider les parents à assumer leurs responsabilités. Une première rencontre d’une heure le mercredi matin est prévue avec  Madame Ghislaine Picard et  une seconde rencontre le lundi soir avec le célébrant. Cette équipe existe chez nous depuis quelques années et nous en avons la charge depuis mai 1977.

On prépare la naissance d’un enfant bien avant la date prévue pour son entrée dans la vie; alors pourquoi ne pas préparer sa naissance dans la vie chrétienne ?


Le baptême : Première étape dans notre vie

« On ne naît pas chrétien, on le devient » voilà ce qu’écrivait Tertullien, un Père de l’Église du 2ième siècle. Premier sacrement de l’initiation chrétienne, le baptême est un moment essentiel dans la vie de tout croyant chrétien, grand ou petit. Voici son histoire, des conseils pratiques pour le préparer, des textes pour mieux le comprendre.

Un mystère, trois sacrements
La vie chrétienne dure… toute la vie. On la veut belle, cohérente et respectueuse de ses valeurs. Depuis le message entendu par Jésus sur les routes de Galilée, la vie chrétienne demeure un chemin de conversion. Le baptême en est un, mais il n’est pas le seul. On parle en effet des trois sacrements de  » l’initiation chrétienne « . Évoquer l’histoire du baptême nous amène à parler de la Confirmation et de l’Eucharistie. Pourquoi ? Parce que. on est initié par une autre personne. Nous sommes initiés par Dieu, à une vie centrée sur la résurrection du Christ. On ne devient pas chrétien par le baptême, mais par l’entrée dans le Mystère pascal où Jésus ressuscité a donné sa vie, son Esprit, son Eucharistie.

Le sens du sacrement
Les sacrements (les sept signes que dispensent l’Église) sont le don de la vie que le Christ nous procure. Cette vie transforme les croyants et nous introduit davantage au Royaume de Dieu. Les sacrements sont un don fait à l’Église par l’Esprit de Jésus, l’Esprit Saint. Le but premier des sacrements est de recevoir la présence du Christ en nous.

Chacun des sept signes nous donne Jésus dans le mystère de sa mort et de sa résurrection; en un mot dans sa Pâque, c’est-à-dire dans le passage de ce monde à son Père. Les sacrements expriment « le passage » de la mort à la vie.

 

Le Baptême

 

Cierge PascalLe mot « baptême » veut dire plonger, immerger. Dans les évangiles, le baptême de Jésus par Jean inaugure sa vie publique. Jésus plonge dans les eaux du Jourdain. Il descend dans les eaux et il en remonte. voilà déjà une image de la mort et de la résurrection. Qu’il nous suffise de regarder des enfants près d’une piscine, ils plongent, ils disparaissent symboliquement et ils remontent tout joyeux d’accueillir à nouveau la vie.

Lors du baptême de Jésus, la descente de l’Esprit inaugure les temps nouveaux, la nouvelle existence. La voix venue du ciel est le signe de la manifestation de Dieu. Jésus se voit confirmer dans sa vocation et est désigné comme le Fils en qui le Père a déposé tout son amour. Jésus est le Messie, il reçoit l’onction et sa mission peut commencer.

Le baptême chrétien est bien différent du baptême donné par Jean. Ce dernier pratiquait un rite de purification, de repentir et de pardon des péchés.

Le baptême chrétien n’existait pas avant que Jésus soit ressuscité. Au baptême, la plongée dans l’eau et la remontée signifie pour le chrétien être plongé dans la mort et la remontée vers la vie nouvelle. Le baptême devient aussi le premier pas d’entrée dans la communauté des disciples de Jésus.

 

 

Accueil L’Accueil

 Le prêtre vous accueille et vous souhaite la bienvenue dans la maison de Dieu, là où se réunissent les croyants. Par ce premier geste, l’enfant est introduit déjà dans la communauté, ce que vous avez souhaité pour votre enfant. Ensuite le prêtre vous demande : « Quel nom avez-vous choisi pour votre enfant? » et « Que demandez-vous pour votre enfant à l’église de Dieu. » Le prêtre vous pose ces deux questions. Par vos réponses, vous exprimez publiquement l’engagement que vous prenez pour votre enfant.



Le signe de la croix

En accueillant votre enfant dans la grande famille de l’Église, le prêtre trace le signe de la croix sur la tête de l’enfant. À votre tour, vous êtes invités à refaire le même geste. N’Oublions pas que le signe de la croix peut-être fait sur la tête de nos enfants tous les jours afin de leur rappeler ce moment privilégié de leur vie.

Signe de la croix


Liturgie de la Parole L’écoute de la Parole

Il n’y a pas de célébration en Église sans l’écoute de la Parole de Dieu. Le choix d’un évangile (la Bonne Nouvelle) est indispensable. C’est lui qui rappelle les paroles et les gestes du Christ.


L’imposition des mains

Le prêtre, avec l’imposition des mains, prie et invite la communauté à prier afin de donner la force de Dieu à l’enfant. L’aide de Dieu l’accompagnera toujours; notre enfant pourra ouvrir ses sens à l’émerveillement de la beauté de Dieu devant la beauté du monde et rayonner la chaleur de la vie.

Imposition des mains
Enfants versent de l'eau Les petits enfants versent de l’eau dans la fontaine baptismale

Une particularité à notre paroisse Saint-Vincent-dePaul.

Bénédiction et invocation de l’eau

Le prêtre bénit l’eau qui symbolise les forces du mal (une mer déchaînée) mais qui renvoie aussi à la victoire du Christ sur la mort. L’eau évoque de plus la promesse de Jésus de donner une « eau vive » qui étanche la soif des personnes.

Bénédiction de l'eau
L'église  
Baptême de l’enfant

Le prêtre vous demande, une nouvelle fois, si vous souhaitez le baptême de votre enfant. Après votre engagement, il verse, par trois fois, l’eau sur le front de l’enfant. Il prononce les mots: « Je te baptise au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit ».

Baptême
L'onction d'huile Le saint-chrême

Le prêtre répand cette huile parfumée. Saint Paul dit que les chrétiens doivent être la « bonne odeur du Christ ». Dans le baptême nous recevons une grande dignité et une grande beauté divine. Chaque baptisé est appelé à manifester dans sa vie la vie même de Dieu.

Le vêtement blanc

Vous pouvez alors revêtir votre enfant d’un vêtement blanc. La blancheur traduit la vie nouvelle du Christ transfiguré, de Jésus Ressuscité…

Vêtement blanc


Le cierge
Le cierge

La lumière, allumée au cierge pascal est remise au père. Le cierge indique que votre enfant grandira à la lumière de cette vie nouvelle. C’est par cette belle lumière que votre enfant est éclairé.

Envoi de l’assemblée et signature des registres

C’est désormais dans la vie de tous les jours que tous auront à témoigner de leur joie de croire auprès du nouveau baptisé.
« Faire baptiser un enfant ou accepter qu’il demande le baptême, c’est donc le voir entrer dans ce peuple chrétien et montrer une espérance en une vie qui ne cesse de l’emporter sur la mort.».

Rite de conclusion

 

À vous la parole…

Un parrain et une marraine à quoi cela les engagent-ils?
Il arrive souvent que l’on fasse le choix d’un parrain et d’une marraine comme celui ou celle qui va offrir les plus beaux cadeaux à l’enfant… Mais est-ce bien cela?

Le parrain que j’ai choisi pour mon enfant me demande ce à quoi cela l’engage : que dois-je lui répondre ?
En accord avec les parents, ils auront à accompagner cet enfant dans sa croissance humaine et spirituelle. Ils auront à s’intéresser à lui en créant un lien d’affection et de confiance. Ils sauront le guider dans ses préoccupations d’adolescent, puis son entrée dans la vie. Parce que ce rôle est important, il convient de choisir un parrain ou une marraine de qualité, avec lesquels on conservera de bons liens.

Nous avons déjà vu dans une célébration qu’il y avait deux marraines pour l’enfant au lieu du traditionnel parrain-marraine. Est ce possible?
Ce genre de parrainage n’est pas prévu par le droit de l’Église ni par la tradition des derniers siècles. Mais un parrain et une marraine ne sont pas non plus indispensables. Une suffit, même si la coutume privilégie la présence des deux, symbole du couple parental. Il est aussi possible de choisir un couple marié comme parrain et marraine d’un même enfant. C’est souvent une bonne idée, car ils auront ensemble le souci de leur filleul.

La marraine que nous avions choisie pour notre enfant ne s’occupe pas du tout de lui. Est-il possible de changer ?
Et bien non ! C’est dommage, sans doute. Car, il peut arriver beaucoup de choses après le baptême d’un enfant : conflits familiaux, rupture de liens, indignité de la personne choisie. Et même décès…Mais remplacer un parrain ou une marraine, présent au jour du baptême et ayant signé le registre, est impossible. En effet, ils ont été les témoins devant l’Église que le baptisé pouvait être accueilli par la communauté.

La marraine à laquelle nous avons pensé pour notre enfant n’est pas baptisée. Est-ce grave ?
Une  personne qui n’a pas été baptisée ne peut pas être strictement parlant une marraine ou un parrain. Comment voulez-vous que la transmission de la foi puisse se faire si cette personne n’a pas été baptisée?

Nous avons demandé à deux membres de notre famille d’être le parrain et la marraine de notre enfant. Ils sont baptisés, confirmés, mais non pratiquants. Faut-il que nous changions ?
Tout dépend de ce qu’on appelle « non-pratiquants » On peut avoir une vie cohérente avec la foi chrétienne et la mission du baptisé sans aller régulièrement à la messe. Si les parents sont engagés à fond dans leur vie chrétienne, choisir des parrains et marraines non pratiquants peut se comprendre. Mais il ne faut pas oublier que les parrains et marraines ont une mission d’aide aux parents dans l’éducation religieuse de leurs enfants. C’est un peu dommage, même si les liens affectifs sont forts, de choisir deux personnes non pratiquantes.

Le parrain que nous avons choisi est baptisé, confirmé mais non croyant. Il est très touché de cette demande mais refuse de dire son engagement et de répondre aux questions du prêtre. Que faire ?
Situation des plus classique…et tout à son honneur. On ne peut en effet l’obliger à professer sa foi en l’Église catholique. Dans ce cas, il faut, par respect pour lui, il sera alors possible de choisir une autre personne qui professe véritablement la foi catholique. Le parrainage tout comme le marrainage, c’est sérieux.

Pouvons-nous demander à un ami de parrainer notre enfant, sachant qu’il est divorcé remarié ?
Il est possible de prendre comme parrain ou marraine une personne divorcée-remariée, à condition qu’elle mène une vie chrétienne authentique